Portage salarial ou auto entrepreneur : quel statut choisir pour vos revenus

27/01/26

Se lancer en freelance, c'est un peu comme arriver à un carrefour. Deux voies principales s'offrent souvent à vous : le portage salarial ou le statut d'auto-entrepreneur. Le choix n'est pas anodin, car il va directement influencer votre quotidien, de votre fiche de paie à votre protection sociale.

Alors, quelle direction prendre ? Tout dépend de vos priorités. Si vous cherchez avant tout la simplicité pour démarrer et tester une idée avec des coûts minimes, l'auto-entreprise est sans doute faite pour vous. En revanche, si votre objectif est de viser des missions longues ou des grands comptes tout en bénéficiant d'une sécurité maximale, le portage salarial s'impose comme une solution bien plus solide.

Le face-à-face : auto-entrepreneur vs. portage salarial

Un homme debout à une intersection de deux chemins, symbolisant le choix entre portage salarial et auto-entrepreneur

Décider entre ces deux statuts, c'est un peu la première grande décision stratégique de votre vie d'indépendant. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, simplement celle qui correspond à votre projet, à votre secteur d'activité et, bien sûr, à votre appétit pour le risque.

Pour vous aider à y voir plus clair, commençons par un aperçu rapide des forces et faiblesses de chaque option. L'idée est de vous donner les clés de lecture essentielles avant de plonger dans le détail de chaque critère.

Un rapide coup d'œil sur les deux options

D'un côté, l'auto-entreprise (officiellement appelée micro-entreprise) est le symbole de l'agilité. C'est le régime ultra-simplifié de l'entreprise individuelle. On le choisit pour sa création quasi instantanée et sa gestion allégée au quotidien. Vous êtes le seul maître à bord, ce qui signifie aussi que vous gérez tout de A à Z, avec une protection sociale plus limitée. C'est le statut idéal pour se lancer ou pour développer une activité en parallèle.

De l'autre, le portage salarial se présente comme un modèle hybride, à mi-chemin entre l'indépendance et le salariat. Vous restez totalement autonome pour trouver vos clients et négocier vos missions, mais vous signez un contrat de travail avec une société de portage. C'est elle qui prend en charge toute la paperasse (facturation, recouvrement, déclarations sociales) et vous garantit la même sécurité qu'un salarié classique.

Le choix n'est pas seulement administratif, il est stratégique. L'auto-entreprise vous donne la liberté de démarrer vite et à moindre coût. Le portage salarial vous apporte la crédibilité et la structure pour viser plus haut et dormir sur vos deux oreilles, surtout quand on travaille avec de grandes organisations.

Pour vous donner une vue d'ensemble immédiate, voici les différences fondamentales résumées dans un tableau.

Synthèse comparative rapide du portage salarial et de l'auto-entreprise

Ce tableau met en évidence les différences clés pour éclairer votre décision dès les premières minutes de lecture.

Critère Décisif Auto-Entrepreneur (Micro-Entreprise) Portage Salarial
Protection Sociale Régime des indépendants (SSI), sans assurance chômage. Régime général des salariés, incluant l'assurance chômage.
Gestion Administrative Entièrement gérée par le freelance (factures, déclarations). Déléguée à l'entreprise de portage (contrats, paie).
Coûts & Cotisations Faibles, calculées sur le chiffre d'affaires (~21 %). Élevées, incluant charges patronales et salariales.
Accès aux Grands Comptes Plus difficile, car certains groupes préfèrent les prestataires salariés. Facilité, grâce au cadre juridique sécurisant pour le client.
Plafond de CA Oui (77 700 € pour les prestations de services). Non, pas de plafond de chiffre d'affaires.
Simplicité de Démarrage Très rapide et simple, avec des formalités en ligne. Simple, signature d'un contrat de travail avec l'entreprise de portage.

En un coup d'œil, on voit bien que le curseur se déplace entre la simplicité à faible coût d'un côté et la sécurité complète de l'autre. Maintenant, explorons ces points plus en profondeur pour que vous puissiez faire le choix le plus éclairé possible.

Comprendre les mécanismes de chaque statut

Pour bien choisir entre le portage salarial et le statut d'auto-entrepreneur, il faut aller au-delà des apparences. Ces deux options permettent de travailler en indépendant, mais elles reposent sur des fondations juridiques et administratives complètement différentes.

Le statut d'auto-entrepreneur, ou micro-entreprise, est souvent synonyme de simplicité et d'autonomie. La relation est directe : c'est vous, et uniquement vous, qui contractualisez avec votre client. Vous êtes seul maître à bord.

Cette structure est très appréciée pour sa facilité de création et sa gestion allégée. La compta se résume bien souvent à un simple registre des recettes, et les cotisations sociales sont un pourcentage fixe du chiffre d'affaires réellement encaissé. C'est le fameux principe du « pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations », un filet de sécurité non négligeable quand on se lance ou qu'on teste une activité en parallèle.

La relation tripartite du portage salarial

Le portage salarial, lui, fonctionne différemment en intégrant un troisième acteur. C'est ce qu'on appelle une relation tripartite, un modèle unique qui lie :

  1. Vous (le salarié porté) : Vous restez maître de votre activité commerciale. C'est vous qui trouvez vos clients, négociez les missions et définissez vos tarifs.
  2. L’entreprise de portage salarial : Elle joue le rôle d'intermédiaire administratif et devient votre employeur. Elle signe un contrat de travail avec vous et un contrat de prestation avec votre client.
  3. Votre client : Il profite de votre expertise, comme avec n'importe quel freelance, mais la partie contractuelle est gérée avec la société de portage.

Dans ce montage, l'entreprise de portage prend en charge toute la paperasse. Elle facture le client, reçoit le paiement, et transforme ce chiffre d'affaires en salaire qu'elle vous verse chaque mois, une fois les frais de gestion et les cotisations sociales déduits.

Le portage salarial, c'est un peu le meilleur des deux mondes : l'autonomie du freelance avec la sécurité du salariat. Vous gardez votre indépendance tout en déléguant la gestion et en profitant d'une protection sociale complète.

Une popularité en forte croissance

Cet arrangement hybride séduit de plus en plus de professionnels. Le portage salarial connaît une croissance impressionnante en France. En 2022, le secteur a passé pour la première fois le cap des 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit une augmentation spectaculaire de 31 % en un an. Le nombre de salariés portés a lui aussi grimpé de 12 % en 2022 pour atteindre 43 127 personnes selon l'Insee, et certaines estimations syndicales évoquent même 200 000 personnes en 2023. Vous pouvez explorer les perspectives d'avenir du portage salarial en France sur portage-si.fr pour en savoir plus.

Pour des outils comme Timizer, qui simplifient la création des comptes rendus d'activité et réduisent les délais de facturation de 8 jours en moyenne, cette expansion est une aubaine. L'efficacité administrative devient un vrai levier de performance dans un marché aussi dynamique.

Cette tendance de fond le prouve : le portage n'est plus une simple niche. C'est devenu une alternative stratégique à l'auto-entreprise, en particulier pour les consultants qui ciblent des missions longues ou des contrats avec de grands groupes. Bien saisir ces deux logiques est donc la première étape pour choisir le statut qui correspond vraiment à vos ambitions et à votre besoin de sécurité.

Analyser les coûts réels et la rémunération nette

La question qui brûle les lèvres de tout indépendant est toujours la même : combien vais-je vraiment gagner à la fin du mois ? Pour faire un choix éclairé entre le portage salarial ou l'auto-entreprise, il faut se livrer à une petite analyse financière. Le chiffre d'affaires que vous facturez n'est que le point de départ ; ce qui atterrit réellement sur votre compte en banque dépend entièrement de la structure de coûts de chaque statut.

Un homme utilise une calculatrice et un ordinateur portable, avec des documents et des notes autocollantes sur son bureau, pour des calculs financiers.

Comparer les deux modèles sur ce terrain, c'est un peu comme comparer des pommes et des oranges. D'un côté, on a une simplicité désarmante basée sur un pourcentage fixe. De l'autre, une alchimie plus complexe qui transforme votre facturation en salaire, avec son lot de déductions, mais aussi quelques avantages bien cachés.

La mécanique financière de l'auto-entrepreneur

Chez l'auto-entrepreneur, le calcul est aussi direct qu'une ligne droite. Vos charges sociales représentent un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires (CA) réellement encaissé. Pour les prestations de services libérales, ce taux tourne autour de 21,2 %.

Cette simplicité a de quoi séduire : pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations à payer. Point. Le revers de la médaille, c'est que cette base de calcul inclut vos frais professionnels. Vous payez donc des charges sur des montants qui servent en réalité à couvrir vos dépenses (abonnements logiciels, déplacements, matériel), ce qui vient grignoter votre marge réelle.

En auto-entreprise, la simplicité a un coût caché. Les cotisations sont calculées sur le chiffre d'affaires brut, sans déduction des frais réels, ce qui peut pénaliser les activités nécessitant des investissements.

Il existe une option fiscale, le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, qui permet de régler son impôt en même temps que les cotisations sociales. Avec un taux fixe de 2,2 % pour les services, cette option (sous conditions de revenus) simplifie la gestion, mais n'est pas forcément le meilleur calcul pour tout le monde.

La transformation du CA en salaire en portage salarial

En portage salarial, le parcours de l'argent est plus sinueux. Votre chiffre d'affaires, une fois facturé au client, est d'abord encaissé par la société de portage. C'est ce montant qui va être métamorphosé en salaire net, après une série de déductions.

Voici les grandes étapes de cette transformation :

  1. Frais de gestion : L'entreprise de portage prélève sa commission pour les services rendus. Attendez-vous à un taux oscillant entre 5 % et 10 % de votre CA hors taxes.
  2. Cotisations sociales : Sur le montant restant, la société de portage paie l'ensemble des charges, salariales et patronales. C'est le ticket d'entrée pour une protection sociale complète.
  3. Gestion des frais professionnels : C'est ici que ça devient intéressant. Vous pouvez déduire vos frais réels (repas, transports, matériel) de votre CA avant le calcul des cotisations, ce qui optimise mécaniquement votre revenu.
  4. Versement du salaire net : Le montant final qui vous est versé, après prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, constitue votre salaire net.

Même si le total des prélèvements peut sembler élevé (autour de 50 % du CA), il finance une protection sociale solide (chômage, retraite, santé) et ouvre la porte à une optimisation via la déduction des frais. Pour y voir plus clair sur ces mécanismes, notre guide sur le calcul de pourcentage de marge sur Timizer.io peut vous donner quelques clés de lecture supplémentaires.

Simulation de revenu net pour un chiffre d'affaires de 5000 €

Pour que tout cela soit plus concret, faisons une simulation avec un chiffre d'affaires mensuel de 5 000 €. Cet exemple permet de visualiser l'impact direct des charges sur votre rémunération finale.

Élément Financier Auto-Entrepreneur (Prestation de service) Portage Salarial (Hypothèse 8% de frais)
Chiffre d'Affaires HT 5 000 € 5 000 €
Frais de gestion 0 € – 400 € (8% de 5000 €)
Base de calcul 5 000 € 4 600 €
Cotisations sociales – 1 060 € (~21,2%) – 2 116 € (~46% charges patronales et salariales)
Salaire brut N/A ~ 2 484 €
Revenu net avant impôt 3 940 € ~ 2 484 €

À première vue, le match semble plié : l'auto-entreprise apparaît bien plus rentable. Le revenu net immédiat est sans commune mesure.

Mais attention à ne pas s'arrêter à ce chiffre brut. Il ne prend pas en compte la valeur de la protection sociale que vous construisez en parallèle : des droits au chômage, une meilleure retraite, une couverture santé plus complète. Le choix entre portage salarial ou auto-entrepreneur n'est donc pas qu'une simple équation de revenu net. C'est un véritable arbitrage entre un revenu disponible plus important avec une protection minimale, et un revenu optimisé qui embarque sécurité et tranquillité d'esprit.

Protection sociale et sécurité : le match des deux statuts

Quand on se demande s'il faut choisir le portage salarial ou le statut d'auto-entrepreneur, la question de la sécurité arrive très vite sur la table. Pour beaucoup de freelances, la tranquillité d'esprit que procure une bonne couverture sociale pèse bien plus lourd dans la balance que le revenu net immédiat. Et sur ce point, les deux options sont diamétralement opposées.

Un jeune homme serre la main d'une femme d'affaires sous un parapluie dans un bureau moderne, avec une réceptionniste RH.

D'un côté, l'auto-entrepreneur est rattaché à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). C’est une protection de base, mais qui montre vite ses limites par rapport au régime général des salariés. De l'autre côté, le consultant en portage profite de tout l'arsenal protecteur du salariat, ce qui change complètement la donne en cas de coup dur.

Arrêt maladie : le grand écart des indemnisations

Le premier point de friction, c'est la santé. En cas d'arrêt de travail, l'auto-entrepreneur touche des indemnités journalières. Celles-ci sont calculées sur son revenu moyen et n'arrivent qu'après un délai de carence de trois jours. Mais surtout, leur montant est souvent bien plus bas que ce que toucherait un salarié.

En portage salarial, c'est simple : vous êtes logé à la même enseigne qu'un cadre en entreprise. L'indemnisation est plus généreuse et, surtout, elle est systématiquement complétée par une prévoyance obligatoire incluse dans votre contrat. Cette prévoyance assure un maintien de salaire en cas d'arrêt long, une sécurité que l'auto-entrepreneur doit aller chercher (et payer cher) avec des contrats privés.

Le consultant en portage bénéficie d'une sécurité sociale complète, identique à celle d'un salarié. C'est ça, la vraie différence. Le portage ne se contente pas de tendre un filet de sécurité, il construit un véritable rempart.

Le chômage : là où tout bascule

C'est probablement la différence la plus fondamentale entre les deux statuts. En tant que travailleur indépendant, l'auto-entrepreneur ne cotise pas à l'assurance chômage. Si son activité s'arrête brutalement, il ne touche rien. L'unique exception est l'Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI), mais ses conditions d'accès sont si restrictives (liquidation judiciaire, revenu minimum…) qu'elle reste très marginale.

Le consultant porté, lui, signe un vrai contrat de travail (CDD ou CDI). Il cotise donc pour le chômage et ouvre des droits à l'Aide au Retour à l'Emploi (ARE). Concrètement, entre deux missions, il peut s'inscrire à France Travail (l'ancien Pôle emploi) et percevoir des allocations. C'est un véritable revenu de remplacement qui permet de chercher sa prochaine mission sereinement. Pour tout savoir sur le sujet, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur le portage salarial et le chômage sur Timizer.io.

Préparer sa retraite : une vision à long terme

L'enjeu de la retraite est tout aussi crucial. Pour un auto-entrepreneur, la validation des trimestres est directement liée au chiffre d'affaires déclaré. Une année creuse ou une activité irrégulière peut se traduire par des trimestres non validés, ce qui impactera lourdement la pension le moment venu.

Le salarié porté cotise, lui, au régime général de la retraite ainsi qu'à une retraite complémentaire (Agirc-Arrco), sur la base de son salaire brut. Ces cotisations sont certes plus élevées, mais elles garantissent une constitution de droits bien plus solide et lisible, sécurisant ainsi l'avenir.

Pour bien visualiser, mettons ces différences en situation.

Comparatif : comment êtes-vous protégé en cas d'imprévu ?

Situation Auto-Entrepreneur (SSI) Salarié Porté (Régime Général)
Arrêt maladie Indemnités journalières faibles, basées sur le CA. Indemnités complètes, renforcées par la prévoyance.
Fin de mission Aucune indemnisation (sauf ATI, très rare). Droit à l'assurance chômage (ARE) entre les missions.
Période sans activité Zéro revenu, dépend de l'épargne personnelle. Revenu de remplacement grâce aux allocations chômage.
Accident du travail Couverture de base. Couverture complète (accident du travail/maladie pro).
Retraite Droits basés sur le CA, souvent plus faibles et incertains. Cotisations solides (base + complémentaire), droits sécurisés.

Ce tableau met en lumière une évidence : choisir entre portage salarial ou auto-entrepreneur, c'est faire un arbitrage entre le gain immédiat et la sécurité sur le long terme. L'auto-entreprise maximise le revenu à court terme, mais en contrepartie d'une prise de risque personnelle élevée. Le portage salarial, lui, "investit" une partie du chiffre d'affaires dans une protection complète, offrant une sérénité qui, pour beaucoup, n'a pas de prix.

La gestion administrative au quotidien : un critère qui pèse lourd

La charge administrative, c'est un peu le côté obscur de l'indépendance. Chaque minute passée sur la paperasse est une minute que vous ne facturez pas. C'est un point absolument crucial dans le face-à-face portage salarial ou auto‑entrepreneur, car les deux statuts proposent des philosophies radicalement opposées.

En tant qu'auto-entrepreneur, on vous vend une promesse de simplicité extrême. Concrètement, vos obligations se résument à déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre à l'URSSAF et à tenir un livre de recettes. Mais attention, cette simplicité de façade cache une réalité : vous êtes seul aux commandes.

C'est vous, et vous seul, qui devez créer et envoyer vos devis, préparer vos factures, suivre les encaissements et courir après les clients en retard de paiement. Vous devez aussi vous charger de la rédaction de vos contrats de prestation, une tâche qui peut vite devenir un casse-tête juridique si l'on n'y connaît rien.

La tranquillité d'esprit du portage salarial

À l'exact opposé, le portage salarial, c'est la délégation par excellence. L'entreprise de portage prend en charge absolument toutes ces tâches administratives. Elle gère le cycle de vie complet de votre mission, de A à Z :

  • Contractualisation : Elle rédige et signe le contrat commercial avec votre client, puis établit votre contrat de travail.
  • Facturation : Elle émet les factures à votre nom et les adresse directement au client.
  • Recouvrement : Elle s'occupe du suivi des règlements et gère les éventuels impayés. Fini le stress des relances !
  • Déclarations sociales : Elle calcule et paie toutes les cotisations et vous remet un bulletin de paie clair et net chaque mois.

Cette prise en charge intégrale vous libère de quasiment toutes les contraintes administratives. Votre seule responsabilité ? Réaliser votre mission et remplir votre compte rendu d'activité mensuel.

En portage salarial, vous sacrifiez une partie de votre chiffre d'affaires pour une paix royale sur le plan administratif. Pour l'auto-entrepreneur, chaque heure passée sur la gestion est une heure de production perdue.

L'optimisation de ce temps administratif devient donc un enjeu stratégique, quel que soit le statut. C'est précisément là que des outils spécialisés peuvent faire toute la différence en fluidifiant les process et en assurant la rigueur nécessaire.

Optimiser sa gestion avec les bons outils

Que vous soyez seul maître à bord ou épaulé par une société de portage, la façon dont vous suivez votre temps et générez vos documents a un impact direct sur votre trésorerie et votre productivité.

Pour le salarié porté, le Compte Rendu d'Activité (CRA) est le document pivot. C'est lui qui déclenche la facturation et, in fine, le versement de votre salaire. Un CRA mal rempli ou transmis en retard peut facilement décaler votre paie d'un mois complet.

L'interface de Timizer, par exemple, a été pensée pour standardiser et simplifier cette étape cruciale, autant pour les consultants que pour les entreprises de portage.

Cette vue d'ensemble illustre bien comment un consultant peut suivre ses activités avec précision et soumettre son CRA en quelques clics, garantissant une conformité parfaite et accélérant le cycle de facturation.

Pour l'auto-entrepreneur, le défi est différent mais le besoin de rigueur est le même. Il doit s'assurer que ses factures sont conformes, envoyées à temps, et qu'elles reposent sur un suivi précis des heures travaillées. Un outil qui automatise la facturation à partir du temps suivi, comme le fait Timizer, est un vrai game-changer. Non seulement il fait gagner un temps précieux, mais il renforce aussi votre image professionnelle et sécurise vos revenus.

L'automatisation permet d'éliminer les erreurs de saisie et de réduire considérablement les délais de paiement.

Pour bien visualiser l'impact de ces outils, comparons les flux de travail.

Comparatif des flux administratifs

Tâche administrative Auto-Entrepreneur (sans outil) Portage Salarial (avec outil type Timizer)
Suivi du temps Manuel (tableur, carnet) Suivi intégré et automatisé
Création du CRA Non applicable Génération automatique et soumission en ligne
Facturation Création manuelle de chaque facture Automatisée par l'entreprise de portage
Relances Gestion manuelle, chronophage Prise en charge par un service dédié

Au final, si le portage salarial propose une solution "clé en main" pour l'administratif, un auto-entrepreneur équipé des bons outils peut considérablement alléger sa charge de travail. Notre guide sur le logiciel de CRA sur Timizer.io vous montre en détail comment ces plateformes transforment la gestion quotidienne des indépendants. Le choix entre portage salarial ou auto-entrepreneur dépendra donc de votre appétence pour la gestion et de votre désir de vous concentrer à 100 % sur votre cœur de métier.

Quel statut choisir en fonction de votre projet ?

La question du statut, portage salarial ou auto‑entrepreneur, n'est jamais juste une case à cocher. Le choix idéal, c'est celui qui colle vraiment à votre réalité du moment, à vos ambitions et au type de clients que vous cherchez à convaincre.

Voyons ensemble quelques situations concrètes pour que vous puissiez vous projeter. Il n'y a pas de réponse toute faite, mais plutôt une parfaite adéquation à trouver entre un statut et votre stratégie de développement.

Scénario 1 : Vous voulez vous lancer ou tester une idée

Vous avez un poste de salarié et l'idée de lancer une activité de conseil en parallèle vous trotte dans la tête ? Ou vous avez une idée géniale, mais vous voulez la tester sans vous mettre en danger financièrement ?

Dans ce cas, la micro-entreprise est de loin la meilleure porte d'entrée. Sa création est quasi immédiate, et surtout, gratuite. Le principe est simple et rassurant : pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations. C'est un véritable filet de sécurité pour démarrer en douceur, valider votre offre et commencer à construire votre clientèle avec une charge administrative réduite au strict minimum.

Scénario 2 : Vous ciblez les grands comptes et les missions longues

Votre objectif, c'est de travailler avec des entreprises du CAC 40 ou de grands groupes internationaux sur des projets de plusieurs mois ? Soyons clairs, ces clients sont souvent très réticents à travailler en direct avec des indépendants. Ils craignent le risque de requalification du contrat et la complexité administrative.

C'est là que le portage salarial devient un véritable atout stratégique. Il offre un cadre juridique en béton pour le client, qui signe un contrat de prestation classique avec une entreprise de portage. Pour vous, c'est le sésame : vous gagnez la crédibilité et la structure d'un salarié, ce qui vous ouvre les portes de ces marchés très exigeants tout en vous garantissant une protection sociale complète.

Le portage salarial agit comme un passeport pour les missions à forte valeur ajoutée auprès des grandes organisations. Il lève les barrières administratives et juridiques, vous permettant de vous concentrer uniquement sur votre expertise.

Cet arbre de décision illustre bien la première question à se poser sur la gestion de vos tâches administratives, un point clé dans votre choix.

Un arbre de décision pour la gestion des tâches administratives, guidant vers l'optimisation ou la délégation.

On voit bien que, que l'on décide de gérer seul ou de déléguer, l'optimisation devient vite une nécessité pour rester efficace.

Scénario 3 : Votre activité décolle et vous approchez des plafonds

Félicitations, votre activité en micro-entreprise cartonne ! Mais voilà, vous vous rapprochez dangereusement du plafond de chiffre d'affaires de 77 700 €. Que faire ? Créer une société (SASU, EURL) est une option, mais préparez-vous à une gestion beaucoup plus lourde.

Le portage salarial offre ici une solution élégante pour piloter cette croissance. L'avantage majeur ? Il n'y a aucun plafond de chiffre d'affaires. Vous continuez à facturer sans stress et sans changer de structure. Mieux encore, à mesure que votre TJM augmente, la possibilité de déduire vos frais professionnels devient de plus en plus intéressante, optimisant ainsi votre revenu net de façon très concrète.

Prenons deux exemples :

  • Le développeur qui enchaîne les projets courts : la micro-entreprise reste souvent la plus simple et la plus agile, tant que son chiffre d'affaires reste sous le seuil.
  • Le consultant avec beaucoup de frais (déplacements, logiciels, matériel) : le portage salarial est bien plus avantageux, car il permet de déduire tous ces frais réels, ce qui est impossible en micro-entreprise.

Au final, le choix entre portage salarial ou auto‑entrepreneur est une décision dynamique, pas une prison. Rien ne vous empêche de commencer en micro-entreprise pour tester votre marché, puis de basculer en portage salarial pour accompagner votre croissance et décrocher de plus gros contrats. C'est une stratégie que beaucoup de freelances adoptent avec succès.

Vos questions, nos réponses : portage salarial vs. auto-entrepreneur

Pour y voir plus clair et choisir sereinement entre le portage salarial et le statut d'auto‑entrepreneur, il est essentiel de répondre aux questions qui reviennent le plus souvent sur le terrain. Voici de quoi balayer les derniers doutes.

Peut-on vraiment cumuler les deux statuts ?

Absolument. La loi le permet sans problème. Concrètement, le Code du travail n'interdit pas à un salarié, même en portage, de développer une activité indépendante à côté. Vous pouvez donc tout à fait avoir un contrat en portage salarial et gérer une micro-entreprise en parallèle, à condition que les activités soient bien distinctes.

C'est une stratégie assez maline pour diversifier ses sources de revenus. Imaginez : vous réservez le portage salarial pour vos missions de conseil auprès de grands groupes, et vous gardez la micro-entreprise pour facturer des prestations à des clients particuliers. C'est propre, clair et parfaitement légal.

Comment bascule-t-on d'un statut à l'autre ?

Passer de la micro-entreprise au portage salarial est d'une simplicité déconcertante. Il vous suffit de trouver la bonne société de portage, de signer avec elle une convention d'adhésion puis un contrat de travail. Vous n'avez même pas besoin de fermer votre micro-entreprise dans l'immédiat.

Et dans l'autre sens ? C'est tout aussi facile. La création d'une micro-entreprise se fait en quelques clics sur le site du Guichet Unique de l'INPI. Vous pouvez lancer la démarche tout en étant encore sous contrat de portage, pour assurer une transition en douceur.

Un projet personnel en tête, comme un achat immobilier ? Le statut de salarié porté change la donne. Présenter des fiches de paie régulières à votre banquier est un atout de poids. C'est souvent un dossier bien plus rassurant pour un prêt qu'un statut d'auto-entrepreneur, jugé plus précaire.

Le portage salarial, c'est pour qui exactement ?

Le portage salarial vise avant tout les prestations intellectuelles et les métiers du service. Le champ des possibles est vaste et couvre de nombreux domaines :

  • L'IT et le digital : développeurs, chefs de projet, consultants en cybersécurité, etc.
  • Le conseil et le management : consultants en stratégie, experts RH, managers de transition.
  • Le marketing et la communication : spécialistes SEO, rédacteurs web, stratèges en communication.

En revanche, les activités purement commerciales (achat-revente), les services à la personne ou les professions réglementées comme avocat ou médecin ne sont pas éligibles. Si d'autres interrogations vous viennent à l'esprit sur la vie d'indépendant, n'hésitez pas à jeter un œil à ces questions fréquentes qui couvrent un large spectre de l'entrepreneuriat.


Que vous optiez pour le portage ou la micro-entreprise, ne laissez pas l'administratif freiner votre croissance. Simplifiez vos comptes rendus d'activité et envoyez vos factures en un temps record. Découvrez comment Timizer fait de la gestion une force sur https://timizer.io.

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